Raconte moi TON histoire 2018

En 2017/2018, Raconte moi TON histoire s’est déroulé pour la quatrième année scolaire consécutive dans l’école primaire de la rue d’Oran, dans le quartier de la Goutte d’Or ( 18ème) en partenariat avec l’ association Les Serruriers Magiques. Il a réuni la plasticienne Elodie Barthélémy, la journaliste Laetitia Fernandez et le photographe Ferrante Ferranti autour d’une vingtaine d’enfants /parents/grands-parents.

 Le projet s’est articulé autour de deux dimensions, une artistique et une d’ « investigation ».L’ enfant est amené grâce au dessin, à la peinture et autres techniques, comme cette année le monotype, à représenter son arbre généalogique, des scènes de son histoire familiale et des éléments du pays d’origine de ses parents. En même temps, il est invité à une recherche personnelle, à en apprendre davantage sur son histoire familiale et sur celle du pays d’origine de ses parents et se prépare à interviewer ses parents.

Dans un premier temps, les enfants  ont commencé par se plonger dans des livres sur la forêt, se sont familiarisés avec les arbres et leur diversité. En développant leur approche de l’arbre, ils ont commencé à s’initier au principe de l’arbre généalogique. Ils ont ensuite fait des recherches chez eux et travaillé avec leurs parents entre deux ateliers pour reconstituer leur arbre généalogique.

Les enfants se plongent dans des livres sur les forêts et les arbres

Les monotypes

Les enfants ont réalisé des monotypes (procédé d’impression sans gravure) plusieurs semaines durant, accompagnés par la plasticienne Elodie Barthélémy.

Elodie Barthélémy les initie à la technique du monotype.

Les premiers monotypes : les arbres

Ils étaient invités à représenter leurs grands parents (des deux côtés, maternel et paternel), puis leurs parents et enfin eux mêmes afin d’insérer ensuite les monotypes dans leur arbre généalogique. Après avoir découvert la Tapisserie de Bayeux et comment il était possible de raconter une histoire en images, ils ont commencé leurs monotypes, retraçant ainsi des moments importants de leur vie passés en famille, et souvent dans le pays d’origine des parents.

Des représentations oniriques, drôles, imagées sont nées.

 Il a ensuite placé les différents monotypes dans un arbre, recréant ainsi son arbre généalogique.

Durant tout le travail de réalisation des monotypes, l’enfant a fait appel à ses souvenirs et a mobilisé ses parents et grands parents afin de raconter en images l’histoire des uns et des autres.

 Chaque enfant a ensuite décrit aux autres ce qu’il avait cherché à représenter.

`Les monotypes, représentations des grands-parents, des parents et d’eux mêmes par les enfants.

Ils ont commencé par réaliser des monotypes des arbres.

Les enfants placent les différents monotypes de leur famille dans l’arbre, celui-ci devient l’arbre généalogique.

Les enfants ont ensuite réalisé des carnets de voyage en se plongeant dans des livres des différents pays ou régions d’origine des parents : la Turquie, la Tunisie, l’Algérie, l’Italie, la Bretagne etc


Les enfants se plongent dans les livres des pays d’origine des parents.

Ils dessinent ensuite dans des cahiers.

Ils font des collages de leurs souvenirs du pays d’origine.

Au cours de l’année, le photographe Ferrante Ferranti est intervenu, les a fait réfléchir sur le sens de l’image et les a initiés à la photo et au portrait. A partir de photos prises en Sicile, il a amené les enfants à réfléchir sur le sens d’une photo.

Le photographe Ferrante Ferranti les initie à la prise de vue et au sens de l’image en leur montrant des photos prises par lui en Sicile.

Chaque année, nous consacrons la dernière séance à une réflexion sur le fait d’être né en France et d’être Français.

En 2016 2017, nous avions choisi de mettre l’accent sur les monuments français.

Cette fois, nous avons fait avec les enfants une recherche sur les mots d’origine étrangère dans la langue française. Chaque enfant a choisi de travailler sur une origine en particulier :les mots français d’origine italienne, d’origine arabe, turque, anglaise etc.

Les enfants ont fait des recherches sur l’ordinateur pour trouver des mots d’origine étrangère intégrés dans la langue française.

Le tout adonné lieu ensuite à une représentation de ces mots en couleur ( une couleur par origine ) sous forme de spirale.

Les interviews

 Parallèlement au travail plastique et artistique, les enfants ont mené à bien des interviews de leurs parents sur leurs origines, le pays d’origine et leur histoire. L’enfant a pu ainsi compléter sa connaissance du pays et de l’histoire de ses parents. L’occasion de beaucoup de moments d’émotion et de découvertes pour les enfants comme pour les parents.





Les enfants ont tous interviewé un parent, en général la mère ou la grand-mère. La journaliste  Laetitia Fernandez les accompagne avec la caméra.

Ils ont ensuite imaginé le trajet, le parcours migratoire, du pays d’origine au pays d’accueil.

La fête de fin d’année

 La fête de fin d’année en juin2018 a été l’occasion pour les enfants de montrer le travail réalisé durant toute l’année aux autres élèves de l’école, à leurs parents et aux professeurs présents. Les monotypes, les arbres généalogiques,  les carnets de voyage, la roue des mots ont ainsi été exposés sur les murs de l’école.

 Les parents et les enfants ont pu visionner et écouter ensemble les interviews réalisées.

 Le nombre de participants (une vingtaine d‘enfants et d’adultes) a correspondu au nombre escompté. L’assiduité des enfants a été un critère concret de la réussite de l’action puisque rien ne les obligeait à participer à l’action. Cela ne correspondait pas à une activité obligatoire au sein de l‘école mais reposait entièrement sur le volontariat et la motivation des enfants à vouloir en savoir davantage sur leur histoire familiale et le pays d’origine de leur parents. Ils ont été contents aussi de pouvoir interviewer leurs parents et grands-parents. La venue des parents au sein de l’école primaire à la rencontre des enfants pour participer aux ateliers et se faire interviewer a également été un critère de réussite du projet. Ils se sont pliés à l’exercice avec joie et l’échange avec l’enfant lors de l’interview a souvent été riche en émotions.